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lundi 14 octobre 2019

Campagne de soutien au Rojava


Vive le Kurdistan libre ! Vive le Rojava !
Vive le Municipalisme et le Confédéralisme Démocratique !

NON À LA DICTATURE TURQUE !! ARRÊT DES BOMBARDEMENTS !
RETRAIT DES SUPPLÉTIFS INTÉGRISTES AU SERVICE DE LA TURQUIE !
RETRAIT INCONDITIONNEL DU ROJAVA !!


L’opération « Source de paix »
est une source de guerre !


DÈS LE 9 OCTOBRE, après que les forces américaines se sont retirées de Syrie l’État turc et l’Armée nationale syrienne (une milice alliée en grande partie composée de djihadistes islamistes) se sont lancés dans une campagne militaire, sous le nom d’opération « Source de paix », contre le Rojava et le système fédéral démocratique de Syrie du Nord.
Cette agression faite au nom de la « paix » et de la « lutte contre le terrorisme » ravive la guerre dans une région qui ne l’a que trop connue depuis 2011. Mais c’est bien la Turquie qui, dans son opposition obsessive et brutale à la liberté du Kurdistan, compromet cette paix et qui agit en terroriste ! Est-ce surprenant ? Malheureusement, non. Le régime Erdoğan, le Reis de Turquie, a toujours soutenu les différentes forces islamistes en les soignant dans des hôpitaux à la frontière turque, en achetant le pétrole, en armant les « barbus » : Jaysh al-Islam, Ahrar -Sham, Ahrar al-Sharqiya et la division Sultan Murad en particulier.


Les réactions à l’international condamnent unanimement l’agression turque.
Mais c’est insuffisant.
Les populations agressées sont celles qui se sont battues contre l’État islamique et qui ont remporté contre lui les batailles décisives de la guerre : Kobanê, Sinjar, Raqqa.
Rappelons simplement les 11.000 combattant-e-s kurdes et des FDS qui sont mort-e-s face à Daesh ou les groupes liés à Al-Qaïda ; les près de 25.000 blessé-e-s dans des combats acharnés pour la Liberté du Kurdistan, mais aussi dans le Sinjar pour protéger les Yézidis victime d'un début de génocide ou en Syrie.

Il a fallu longtemps aux Occidentaux pour se décider à soutenir ces forces (au lieu d’une Armée syrienne libre au contenu et à l’existence de plus en plus flous). Maintenant que les Occidentaux n’ont plus besoin des forces démocratiques menées par les Kurdes, ce soutien a disparu.
L’Occident a utilisé le Rojava, puis l’a trahi. Il l'a laissé seul face à ses ennemis. Implicitement ou explicitement c'est accepter aussi la résurgence du fanatisme religieux de Daesh !!

Le modèle fédéral du Rojava, le confédéralisme démocratique, est une tentative de solution alternative et intelligente dans une région qui est rongée par les luttes et les guerres ; luttes instrumentalisées par les nationalismes et/ou les religions depuis plus d’un siècle.
La trahison des États ne laisse aucune chance à ce projet. Une fois de plus, c’est une force nationaliste qui avance ses seuls intérêts, au détriment de toutes et tous.

L’expérience du confédéralisme démocratique en plein chaos syrien est, malgré ses difficultés et ses limites, porteuse d’un espoir pour toute la région. Le développement du multi-confessionnalisme, le respect de l’autonomie des nationalités, la mise d'une économie gérée par en-bas avec la création de nombreuses coopératives de productions, les avancées concernant les droits des femmes rendent son existence intolérable pour l’autocrate Erdoğan.
Nous ne pouvons être indifférents au sort des populations qui vivent sur ce territoire, ainsi qu’à celui des combattantEs des Unités de protection du peuple (YPG/YPJ)  et des FDS (Kurdes, Arabes, Turkmènes, Syriaques, Arméniens, Yézidis, ...) en général.
Les victimes pourraient se compter par milliers, et les risques d’enlèvements, d’extorsions, de viols et de massacres sont là. Lors de l’invasion d’Afrin l’année dernière, toujours par la Turquie avec l'opération « rameau d'olivier », ce sont des milliers de personnes qui ont été tuées ou qui sont portées disparues. Des témoignages, des vidéos montrent l'infamie perpétrée !
Il serait enfin temps de laisser au Moyen-Orient la liberté de son destin. Mais comment les puissances mondiales pourraient laisser une région aussi riche en ressources (eau, pétrole) et stratégiquement bien placée jouir de cette liberté ? La région ne connaîtra jamais ni la paix ni la stabilité tant que les États capitalistes y joueront leurs jeux d’influences. Le Moyen-Orient doit être rendu à ses peuples !

À notre échelle, il faut faire pression sur les différents gouvernements pour qu'il fasse cesser immédiatement l'expansionnisme et l'invasion turque ; il faut que nos gouvernements arrêtent l'hypocrisie et arrêtent de soutenir les forces dictatoriales ; il faut retirer le PKK des listes des organisations terroristes. Il faut cesser d'exporter des armes directement, indirectement ou via la coopération (Thalès) aux dictatures et en particulier à la Turquie.

Camarades, compagnons, citoyens, il faut aussi, à notre petite échelle appuyer les campagnes de boycott de l'économie turque !! Boycott du tourisme en Turquie ; boycott de Turkish Airlines, etc. : https://riseup4rojava.org/fr/background/
Tout le monde ne peut pas aller combattre avec nos frères et nos sœurs de Rojava, mais chacun peut faire un geste à sa mesure.
La Librairie a choisi de relayer la campagne de l'association Soleil Rouge. En tant qu’association humanitaire kurde, l’association de Soleil Rouge France / Roja Sor travaille avec des associations sur le terrain. Ce n’est pas facile. L'association leur fait parvenir de l’aide, pour hier, pour aujourd’hui et pour demain...
Il faut soutenir financièrement, MAINTENANT, IMMÉDIATEMENT, les camarades Kurdes et Internationalistes qui se battent contre Daesh et la Turquie ; qui se battent pour l'Émancipation, la Paix, la Liberté et l'Égalité entre toutes et tous.

Défendre le nord-est de la Syrie
de l’invasion de l’armée turque et de ses affiliés djihadistes
ne consiste pas uniquement à défendre la vie et la paix.
C’est aussi un choix pour le type de monde dans lequel nous vivons.
« LA RÉSISTANCE, C’EST LA VIE »


À Angers : Point de récolte d'argent en liquide ou en chèque
(mettre au dos SOLIDARITÉ ROJAVA) à La Librairie Les Nuits Bleues, 21 rue Maillé, 49100 Angers.
• Vous pouvez envoyer vos dons directement à Roja Sor/Soleil Rouge :
- par chèque, au siège de l’association à l'ordre de Soleil Rouge France (2, passage du fossé noir 10120 St André les Vergers) et avec avec nom et adresse si vous voulez une réduction d'impôt.
- par virement :
Banque : CIC TROYES HOTEL DE VILLE
IBAN : FR7630087335000002074770150
BIC : CMCIFRPP
- par PAYPAL sur le site : rojasorfrance.com/paypal

Pour plus d'infos sur la situation au Kurdistan et la région :

Roja Sor Association humanitaire que la Librairie a choisi de soutenir. rojasorfrance.com
Kedistan Webmagazine -Actualité Moyen-Orient & Turquie kedistan.net
Rojinfo  Informations Kurdistan rojinfo.com
Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava https://www.facebook.com/2CFRojava/




La librairie est ouverte du mardi au samedi.
lesnuitsbleues@riseup.net

lundi 20 mai 2019

Assata Shakur: Pour une lecture panafrorévolutionnaire!



Pour information nous tiendrons une table de presse lors de cet événement. Une raison de plus pour venir nombreuses et nombreux.
À vendredi! (ou à la librairie d'ici là)

Assata Shakur fut, dans les années 1960 et 1970, militante du Black Panther Party et de l’Armée de Libération Noire. Elle a connu le formidable bouillonnement d’une époque de révoltes et d’espérances pour les Noirs des États-Unis, comme la répression. De sa tendre enfance à son exil à Cuba, ses souvenirs se structurent autour du récit d’un emprisonnement de six ans. Une exceptionnelle leçon d’histoire populaire et d’engagement dans laquelle Assata dresse un portrait sans fard de l’oppression raciale et de la violence capitaliste aux États-Unis. Cette autobiographie est une lettre d’amour au peuple noir ainsi qu’à tous les opprimés. Une source d’inspiration inaltérable pour celles et ceux qui, à travers le monde, exigent la dignité et la justice."

Organisé par la bibliothèque de l'Etincelle, le collectif nantais Cases Rebelles et le collectif angevin HE-LA.

Cases Rebelles est un collectif noir militant non mixte, anti-autoritaire, créé en France en 2010 qui lutte contre toutes les formes de domination, dans une perspective afrocentrée et panafricaine dite panafrorévolutionnaire.
http://www.cases-rebelles.org
https://www.facebook.com/pages/category/Community/Collectif-Cases-Rebelles-586980674647029/

Le collectif angevin non mixte HE-LA regroupe trois femmes noires et souhaite contribuer à la libération économique, sociale et culturelle de toutes les personnes noires dans leurs diasporas et sur le continent grâce aux outils intersectionnels, anti-capitalistes, afroféministes et panafricains.
Courriel he-la@riseup.net

mardi 19 mars 2019

Samedi 27 avril: Présentation du livre une culture du viol à la française



Du « troussage de domestique »  à la « liberté d’importuner »  

« La culture du viol touche toutes les cultures, tous les pays. Elle présente cependant des particularités bien spécifiques selon le milieu dans lequel elle s’exprime et se développe. En France, chaque fois que la question des violences sexuelles est posée dans le débat public, les mêmes réticences s’expriment. Certains s’élèvent pour dénoncer l’horrible moralisme réactionnaire qui voudrait condamner la liberté sexuelle si chèrement acquise, nuire à l’identité amoureuse nationale en important le puritanisme au pays des libertés. Avec un vocable bien choisi et une certaine hypocrisie, on évoque l’amour à la française en termes de galanterie, de courtoisie ou de libertinage. On loue nos traditions, l’attention portée aux femmes et la sophistication de nos jeux de séduction. Derrière ce charmant vocabulaire, la réalité est beaucoup moins glamour. »  

Dans cet essai documenté et novateur, l’autrice analyse et définit les violences sexuelles, déboulonne toutes nos idées reçues et bat en brèche l’argumentaire déresponsabilisant les violeurs. Elle insiste sur les spécificités hexagonales du concept de « culture du viol », démythifie le patrimoine littéraire et artistique, et démontre, point par point, qu’il est possible de déconstruire les stéréotypes de genre et d’éduquer les hommes à ne pas violer.

Samedi 27 avril 16h aux Casse-Croûte de Suzy (2 rue de l'Espine à Angers)

Co-organisation Bibliothèque Voltairine et la librairie Les Nuits Bleues.




mardi 5 février 2019

Like a hobo from la rue maillé


Nous venons de recevoir une très belle commande d’un de nos diffuseurs Hobo.
Beaucoup de nouveautés, quelques classiques. Du syndicalisme, de l’anarchisme, du communisme, du féminisme, enfin tous ces trucs qui finissent en -isme et qu’on adore !
Mais aussi un peu d’éducation (avec les excellents travaux du collectif Questions de classe(s)!), de la littérature, des BD, sur les luttes à l’internationale.
On vous attend donc pour regarder tout ça de plus prêt !




On profite de ce message pour vous solliciter un peu, vous, lecteurs·trices assidu·e·s ou plus occasionnel·le·s. Souvent on nous demande des ouvrages en disant « ça c’est sur dans une librairie comme la vôtre je vais le trouver… » et… manque de pot mais 9 fois sur 10 on l’a pas… D’où l’idée de lister les classiques (anciens ou pas) que vous pensez trouver en ouvrant les portes des Nuits Bleues. On attend vos réponses par mail à lesnuitsbleues[at]riseup.net. Les responsables des commandes tâcheront ensuite de faire le plein de classiques dans les prochains mois.

dimanche 20 janvier 2019

Encore et toujours l’extrême droite !

Une nouvelle tentative d'incendie au « 21 » contre La Tête dans le Guidon et la librairie sociale et associative Les Nuits Bleues

Certain-e-s politicien-ne-s au pouvoir, complaisamment relayé-e-s par des éditorialistes médiatiques, crient à la convergence de certaines luttes entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche ; entre fascistes et antifascistes ; et ainsi, essayent de cacher leur duplicité, leur incompétence et ainsi de faire dévier des luttes en cours.

Nous ne pouvons que les rassurer.

Il n’en est rien.

À Angers les camps sont toujours bien tranchés. Nous ne savons pas ailleurs (même si nous nous en doutons !), mais ici, les « fascistes » sont toujours des « fascistes » et les militant-e-s progressistes, radicales et radicaux, révolutionnaires sont toujours des militant-e-s qui brandissent fièrement les idées internationalistes, de justice sociale, de féminisme, d’écologie...

Le « 21 » n'est qu'un lieu parmi d'autres à Angers qui sont autant porteurs de ces idées.

L'extrême-droite après avoir tourné sa haine plus spécifiquement vers L'Étincelle pendant quelques temps semble de nouveau vouloir plus régulièrement se retourner contre nous, contre « le 21 ».

Au vu de qui est attaqué à Angers (personnes, locaux) par les militants nationalistes, nous ne pouvons que supputer sur ce qui doit énerver « notre » extrême-droite locale :

-c'est que nous oeuvrons de notre mieux à promouvoir l'égalité hommes-femmes et plus largement à en finir avec la domination masculine et les inégalités de genres.

-c’est que des personnes possédant par le hasard de la naissance la nationalité française (ou pas d’ailleurs !) se sentent solidaires des gens européens ou extra-européens et tentent de s’attaquer aux injustices que les migrant-e-s subissent ;

-c’est que des gens ne possédant pas la même pigmentation de peau s’entendent et s’apprécient ;

-c’est que des athées, des agnostiques puissent critiquer les religions, toutes les religions, et toutes les sectes sans en cibler une en particulier ; mais qu’au nom de la laïcité nous puissions militer avec des gens qui sont croyants mais pas sectaires ;

-c’est que les militant-e-s angevin-e-s du « 21 » soutiennent parfois par différents moyens les luttes diverses et variées menées dans d’autres pays, y compris financièrement. Dans les différents lieux cités, vous ne trouverez pas chez nous de militant-e-s proches de dictateurs. Nous pensons à l'affiche de soutien à Saddam Hussein ; aux nationalistes français qui s’en vont soutenir Bachar en Syrie ou font des tags de soutien à ce tueur de masse sur les murs municipaux d'une maison de quartier ; à ceux qui vont régulièrement « travailler » avec des militants nationalistes français expatriés -colonialistes ?- au Maroc ; aux adorateurs de groupes nazis ukrainiens, etc. Au contraire même, nous, nous revendiquons fièrement d'avoir collecté de l'argent pour les kurdes qui luttaient contre daesh et son fanatisme religieux tout en mettant en place une société basée sur la justice...

-c’est qu’au « 21 » par exemple, financièrement, nous ne dépendons de personne mais de toutes et tous ! Notre Solidarité, notre Entr’aide sont des forces que les nervis ne peuvent abattre. Chez nous pas de fils à papa pour filer un bout de terrain pour créer un pseudo-jardin communautaire (entendre dans le contexte local : blanc et catholique) ; pas de petites combines pour créer un local en louant, via un prête-nom, à un propriétaire complaisant …

Nous pourrions lister beaucoup d'autres raisons qui font que nos camps, sont irrémédiablement en lutte contre ses « Torquemada » en herbe.

Vous l'avez compris, vous le saviez déjà, rien ne peut nous rapprocher, tout nous oppose. Nous sommes ce qu'ils ne sont pas ! Ils sont intolérants, racistes, pour beaucoup proches des réseaux catholiques intégristes ou traditionalistes, bourgeois, sexistes. Ils soutiennent ou sont nostalgiques des pires ordures que sont les dictateurs.

Cela faisait bien un mois ou deux que l’on avait rien subi. Dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 janvier 2019, l’extrême-droite a tenté de s’attaquer à notre local. « Le 21 » a déjà subi une tentative d'incendie voilà peu, que nous avions mis sur le dos des ivresses de rues. Nous avions eu par le passé des tags racistes, des sigles d'extrême-droite, des plaques arrachées, etc. Dans la nuit de jeudi, c'est la plaque de nos horaires qui a été volée - ça doit faire un joli dessous de table pour leurs beuveries - et la plaque de notre local qui en a fait les frais.

Mais c'est bien minime par rapport à la tentative d'incendie. Le pire, le comble de la stupidité et de la débilité, c'est que si le feu avait pris, au-dessus il y a des habitant-e-s. Certain-e-s d'entre-nous au « 21 » sont des professionnel-le-s du secours mais le sens commun voudrait que tout le monde le sache : les incendies la nuit sont toujours bien plus meurtriers. Visiblement le « sens commun » n'est pas leur fort.

Dans leur imaginaire obscurantiste, notre local qui regroupe un atelier de réparation de vélo, une tisanerie et une librairie sociale (syndicalisme, luttes sociales, migration, internationalisme, gestion ouvrière, histoire, etc. et des livres d'information sur les groupes d'extrême-droite) ne peut sans doute mériter mieux que le bûcher.

Si cela a fonctionné avec la mairie, en brûlant à plusieurs reprises le symbolique « arbre de la laïcité », cela ne fonctionnera pas avec nous. Pour nous les mots Liberté, Égalité, Fraternité ; ne sont pas là juste pour faire joli sur les frontons des mairies ; nous y croyons. Il existe mille et une façon de lutter pour.

Chacun-e individuellement ; chaque groupe et organisation politique, associative, syndicale, affinitaire, etc. peut bien sûr reprendre notre communiqué, le diffuser tel quel de façon large ou limitée, à ses adhérent-e-s ou membres ; simplement mentionner le fait de ce qui s'est passé. Les camarades, les compagnon-e-s, les « citoyen-ne-s » qui ne supportent pas les idées d'extrême-droite doivent garder en tête que si l'extrême droite radicale sous son apparence la plus débile n'est qu'un épiphénomène, elle existe. Elle n'est que la partie la plus tapageuse de toutes les idées « nationalistes » de repli qui se faufilent insidieusement et toujours plus dans notre société.

On en profite pour vous rappeler, que « le 21 » est ouvert tous les jours du mardi au samedi ; que vous pouvez y venir boire un café, un thé ou une tisane produite par la coopérative ouvrière Scop-ti « 1336 » ; venir acheter ou commander un livre ; participer à la cagnotte en ligne pour la librairie


https://www.helloasso.com/associations/les-nuits-bleues/formulaires/1/widget

À bientôt au « 21 », dans les rues, dans les luttes
pour résister et se battre pour la Justice, l'Égalité, les Libertés de toutes et tous !
Les Nuits Bleues, La Tête dans le Guidon, La Tisanerie du « 21 ».

jeudi 3 janvier 2019

Prendre le mal à la racine

Ça faisait bien longtemps que nous n’avions pas fait de commande de livres jeunesses. On a profité du fait que nos camarades (mais néanmoins clientes) du Planning Familial 49 nous ont sollicité pour commander des ouvrages qui vont venir garnir leur "malle pédagogique pour l'égalité" et faire nous aussi un petit réassort. 


Ces ouvrages viennent de deux maisons d’édition : Talents Hauts, que beaucoup d’entre vous connaissent déjà puisque nous avons déjà compté beaucoup de leurs bouquins dans notre rayon jeunesse, et la Ville Brûle, qui, si elle n’est pas une maison d’édition spécialisée dans les ouvrages jeunesses, a quand même publié le « best-seller » On n'est pas des poupées (qui n’est plus à la vente mais qui est regroupé dans Ni poupées ni super-héros).

Des histoires, de l’histoire, de l’actualité. Un peu de tout pour mordre le sexisme à la racine. Si vous avez loupé le noël de votre neveu/nièce, si vous aussi vous êtes de ces gens rationnel·le·s qui pensent qu’il est beaucoup plus logique d’offrir les cadeaux avec les rois mages, si vous avez peur que votre progéniture devienne sexiste, alors n’hésitez plus, venez trouver votre bonheur aux Nuits Bleues !


On tient aussi à profiter de ce message pour remercier toutes celles et ceux qui ont apporté leur petite contribution à notre appel aux dons. Merci à vous ça permet à la trésorerie de la librairie de reprendre un peu d’air. Comme on est jamais trop riche vous pouvez toujours nous donner en cliquant sur le lien hypertexte qui s’affiche quand vous survolez ces mots.

Mais on vous l’a déjà dit, le meilleur moyen de nous soutenir et de soutenir la librairie Les Nuits Bleues, c’est de venir nous acheter des livres. Que vous soyez des personnes, petites ou grandes, des structures, petites ou grandes, n’hésitez pas à franchir notre porte, nous n’avons jamais mangé personne (sauf un bourgeois une fois, mais on avait trop faim)!

mercredi 28 novembre 2018

Encore un appel aux dons…

Commençons tout d’abord par vous présenter, une nouvelle fois, les ambitions de notre librairie et de ses libraires : offrir à un public le plus large possible, à Angers, des ouvrages, des auteur·e·s, des maisons d’édition, des publications militantes, sociales, alternatives qui ne se retrouvent pas ou peu dans le commerce traditionnel. C’est aussi offrir un lieu de rencontre et de débat pour celles et ceux qui pensent que ce monde ne tourne pas rond, ou qui simplement se pose des questions.

Les Nuits Bleues c’est aujourd’hui environ 2000 ouvrages, livres, brochures, journaux, DVD, CD, vinyls, tee-Shirts, badges, etc. avec des thématiques diverses : syndicalisme, mouvement ouvrier, mouvement social, engagement, Amérique du Sud, Amérique du Nord, Europe, Asie, Révolution Espagnole, Révolution Russe, théorie anarchiste, théorie marxiste/communiste, socialisme réformiste, mémoires, biographies, écologie, féminisme, genre et sexualité, antifascisme, antiracisme, économie, littérature, arts, cultures, cinéma, musique, bande dessinée, littérature jeunesse, critique de la société industrielle, urbanisme, histoire, la Commune de Paris, la Révolution Française, théorie, philosophie, sociologie.

Alors oui, nous avons un beau fonds, oui nous avons un joli local, mais on vient quand même vous réclamer de l’argent. Oui on sait on est chiants. Mais vraiment c’est pas pour nous enrichir vous le savez maintenant, c’est juste qu’en ce moment, avec les taxes et tout ça on s’en sort plus aux Nuits Bleues ! Bon, non, en fait ce n’est pas tout à fait à cause des taxes que la librairie se retrouve à pédaler dans la semoule côté financier. Des taxes on en paie bien peu, mais on a quand même un loyer et des charges à payer tous les mois et ça nous coûte quand même quelques centaines d’euros (3 pour être précis).
L’idéal pour nous serait d’arriver à vendre suffisamment de bouquins pour être autonomes financièrement. On y arrivait, non sans mal, mais on y arrivait. Mais ces derniers temps ça coince et on est obligé de taper dans les poches des libraires, et ça, c’est pas cool.

Le constat est clair on ne vend pas assez de livres. Pourtant on fait tout pour vous aguicher : on fait des commandes régulières pour faire évoluer le fonds (on aimerait en faire plus mais financièrement ça coince), on vous demande si vous voulez commander des trucs, on vous prévient quand ça arrive, etc.

Visiblement ça ne suffit pas pour faire rentrer des sous dans la caisse… On le sait les Nuits Bleues ne sont pas forcément toujours concurrentielles par rapport à d’autres librairies professionnelles (c’est pas une raison pour nous commander des livres et jamais venir les chercher et même pas prévenir!). On fait ce qu’on peut avec nos petits moyens, bénévoles et militants, vous le savez bien (au fait on vous a dit que les libraires sont bénévoles, militant·e·s syndicaux, associatifs, politiques mais aussi salarié·e·s, chômeurs·euses, retraité·e·s ou encore auto-entrepreneurs et que les journées ne font que 24h et que les semaines ne comptent que 7 jours?).

Alors voilà, on aime pas quémander, on espère que vous pensez pas que c’est la quête comme à l’Église, mais on va pas tourner autour du pot 107 ans, il nous faut de la maille pour notre librairie rue maillé.
La librairie accepte tous les dons : en chèque (à l’ordre des Nuits Bleues), en liquide, etc. et même nouveauté on a lancé une campagne de dons en ligne via HelloAsso. Pas d’inquiétude c’est une structure taillée pour les assos et vous n’aurez pas de surplus à payer !

Merci à vous de continuer à nous aider à faire vivre une librairie militante, alternative, subversive, syndicale, politique et de classe. Parce que, dans la période, on a grand besoin d’espace comme ça, à Angers comme ailleurs !

À très bientôt, dans la librairie ou dans la rue !